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  • Marion Collard

Retour sur mon voyage en Inde - Partir ailleurs pour revenir plus près

Dernière mise à jour : 15 mars 2021

Je me suis formée au Yoga en 2018 en Inde. Est-ce le Yoga qui m'a amené à être passionnée par l'Inde, ou bien le Yoga n'a fait que révéler une passion dormante? Dans tous les cas, ce qui m'a poussé à voyager en Inde allait bien au delà de ma formation. C'est pour vous éclairer sur ce qui me porte dans cette voie que j'ai choisi de raconter ce voyage.

Girivalam Temple, Tiruvannamalaï

 

Mon voyage en Inde a marqué un grand tournant sur mon chemin de vie. En 2018, j'ai décidé de tout quitter pour y vivre, seule, durant quatre mois, car ce pays m'attirait depuis toujours. Deux ans après, c'est le temps qu'il m'a fallu pour digérer et me décider de raconter, je retourne sur ce voyage qui a été intense, et vrai.

Après avoir médité de longues heures chez moi, depuis plusieurs années, je commençais à entrevoir ce à quoi j'aspirais vraiment, un désir de quête intense s'était ouvert : goûter ce mystère insondable de la vie. La science n'y répondait pas, l'école n'y répondait pas, la politique n'y répondait pas, et la thérapie non plus... mais l'expérience directe de la Conscience, c'était complètement différent. Ces expériences vécues lors de mes méditations, n'étaient, à l’époque, que de courts extraits de ce qui me semblait possible de vivre. Me rendre dans un ashram en Inde, en pleine immersion, était pour moi le seul moyen d'étancher ma soif d’Éveil.

L'Inde m'apparaissait comme étant une évidence, j'étais appelée, j'ai choisi de répondre à l'appel, les préoccupations matérielles et sociales me semblaient bien moins importantes que toutes les questions existentielles que je me posais. Je commençais à trouver la sensation de vivre à côté de moi-même comme étant de plus en plus inconfortable. Beaucoup de gens autour de moi semblaient s'en accommoder. Pas moi. Comment pouvait-on vivre sa vie sans savoir qui on était réellement ? Pourquoi ce modèle nous est-il montré comme étant viable ? Si l'on ne sait pas qui on est, qui vit notre vie à notre place ?


J'ai beaucoup surfé sur le net avant mon voyage pour y glaner des informations pour préparer mon départ. C'est pour à mon tour aider les personnes qui s’apprêtent à faire ce voyage que j'ai choisi de vous raconter, et pour contribuer, à mon échelle, à l'éveil des consciences.

Curieusement, je choisi de publier ce récit à une période où les voyages sont beaucoup compliqués... peu importe ! Il s'agit aussi de partager mon récit.


Selon une amie voyageuse, « Mother India », serait la mère de toutes les âmes. Légende de voyageurs, réalité ? Se serait peut-être la raison qui ferait que tant de personnes sont attirées par ce pays.

De toutes les personnes que j'ai pu rencontrer, qui étaient, comme moi, fascinée par l'Inde, je trouvais chez eux quelque chose de mystérieux et d'intense dans leur quête. On ne va pas en Inde sans raison, mais je crois qu'au départ, on ne comprend pas toujours cette raison.

Pour ma part, je suis toujours émue lorsque je replonge dans mes souvenirs. Je crois que j'ai laissé un bout de mon âme là bas. Certainement parce que, dans la culture de ce pays, notre nature divine est pleinement acceptée et reconnue. Le retour dans une culture occidentale, qui a oublié notre nature véritable, a été pour moi douloureux lorsque j'ai pleinement pris conscience de cela. L'Inde était devenu mon paradis perdu. Depuis mon retour en France, j’œuvre à ramener, petit à petit dans ma conscience, l'expérience du paradis à chaque instant, car il est omniprésent, et il est en nous. Ce n'est pas un « ailleurs », c'est un «ici et maintenant ».

Le but de mon voyage en Inde était clairement une quête spirituelle : je voulais me rendre dans des ashrams, et y trouver des enseignements. J'ai surtout séjourné en Inde du sud, pendant trois mois, ensuite en Inde du Nord pendant un mois.


Je ne vais donc pas vous livrer un récit de voyage touristique « classique » mais, sauf exceptions, vous y raconter mes expériences spirituelles, mes expériences d'ouverture de conscience. Ce n'est bien sûr que mon expérience, cela n'a pas pour bout d'ériger quelque vérité que se soit. C'est simplement la mienne, c'est mon vécu, en espérant qu'il vous inspire.

Etape 1 : Octobre 2018, Mumbaï

Mumbaï a été ma première étape dans ce voyage, c'est dans cette ville que mon avion (après moultes péripéties!) a attérri. J'ai séjourné à l'Hostel « Back packer Panda Hostel ».

L'hostel était très correct et tenu par des gens sympathiques. Les chambres en dortoirs étaient tout de même un peu petites, mais assez confortable pour y passer quelques nuits.

Clairement, en arrivant, je ne faisais pas la fière ! J'étais très impressionnée par le fait de me retrouver dans ce pays si différent du mien, seule, et dont j'avais tant rêvé ! On ne m'avait pas mentit, la chaleur, la foule, le désordre sont tels qu'on est un peu désorienté au début. D'où l'importance de trouver un hostel avec des personnes sympathiques qui deviennent des appuis en cas de question ou de problème. En voyageant seule, c'est important. Je savais par exemple que je devais faire semblant dans la rue de savoir exactement où j'allais afin de ne pas attirer l'attention de personnes voulant « aider » les touristes.

C'est à Mumbai que je me suis retrouvée confrontée au fameux hochement de tête des indiens, difficile à décrire à l'écrit. Il hochent la tête non pas de haut en bas comme nous, mais sur les côtés. Ce qui, pour un occidental est réellement bizarre ! Je n'en avais jamais vu auparavant, donc quand j'ai vu mon chauffeur de rickshaw hocher de la tête, j'ai cru qu'il était dérangé ! J'ai tellement rit de cette histoire...


J'étais donc dans le quartier de Colaba, quartier certes, touristique de la ville. Mais je conseille vraiment au début de séjourner dans ce genre de quartier. Car le côté « touristique » en Inde n'a rien à voir avec le côté « touristique » du quartier de la Tour Eiffel à Paris par exemple. Dans tous les cas, c'est très dépaysant. Il y a quelques bars où on peut se retrouver pour boire un verre, ce qui permet de garder quelques repères, pas mal pour une adaptation en douceur. Je venais pour plusieurs mois, j'avais le temps.

J'ai rencontré un groupe de belges fort sympathiques avec qui j'ai passé une soirée dans un bar, où j'ai pu réalisé que cela concernait surtout la branche aisée des indiens. Car l'indien « moyen » ou pauvre, lui ne va pas dans les bars.

C'est à Mumbai, que m'a ton dit, on trouve la meilleure cuisine d'Inde. J'ai effectivement pu déguster un Biryani savoureux, le mélange d'épice était si subtil.

Le soir, je n'osais pas sortir car j'étais une voyageuse seule et je n'avais pas envie de risquer ma sécurité, je préférais d'abord observer, voir ce qui se faisait, et ce qui ne se faisait pas. En Inde, les femmes ne sortent pas le soir, ou alors elles sont accompagnées. J'ai préféré m'adapter à cela. Je publierai plus tard un article sur la sécurité pour les voyageuses.

Au programme de mes visites : maison de Gandhi, Gateaway.. des sites que vous trouverez dans les guides touristiques, nul besoin que j'en dise plus.




La Gateway




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